Sous-genres de Perisphinctes

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Formes macroconques

Oolithe de Trouville

Kranaosphinctes et Arisphinctes

Arkell avait remarqué que ces deux sous-genres de Perisphinctes passent en fait progressivement de l'un à l'autre, au point que certains paléontologues ont trouvé injustifié de séparer ces deux formes derrière des sous-genres différents. Mais ce n'est pas l'avis de M. Enay dans son étude sur les Persiphinctes, qui trouve les différences, à partir d'un certain niveau stratigraphique, suffisamment importantes pour maintenir cette division. Arkell, dans le « Moore » (voir bibliographie), présente ainsi ces deux sous-genres :

Arisphinctes
  • Coquille de grande taille
  • Section quadratique à quadratique arrondi
  • Changement progressif de l'ornementation, le ventre devient rond et lisse avant la fin du cloisonnement
  • Peristome simple
  • Diffère de Kranaosphinctes par une section plus quadratique et des constrictions moins profondes
  • Le lobe suspensif est peu rétracté
  • Kranaosphinctes
  • Coquille de grande taille
  • Tours ronds à déprimés
  • Changement progressif de l'ornementation vers les côtes modifiées et le ventre devient lisse avant la fin du cloisonnement
  • Peristome simple
  • Diffère d'Arisphinctes par des tours plus ronds et des constrictions plus profondes
  • Le lobe suspensif est profondément rétracté
  • Arsiphinctes et Kranaosphinctes

    A gauche, Arisphinctes cotuvei ; à droite, Kranaosphinctes pars. cyrillii (in « Moore »)

    A gauche (collection G.), un exemplaire très proche de la figuration d'Arkell ci-dessus, si ce n'était l'élévation
    supérieure de la loge d'habitation à l'approche du péristome. A droite (collection Tassigny, musée de Villerville),
    un exemplaire assez proche de la figuration de Kranaosphinctes cyrillii, mais qui en diffère
    par l'ornementation finale de la loge d'habitation.

    Le genre Kranaosphinctes apparaît plus tôt dans la stratigraphie de l'Oxfordien, à la base la zone à plicatilis (sous-zone à Vertebriceras [Cardioceras] vertebrale), sans céphalopodes sur la côte. Il conserve certaines caractéristiques des sous-genres Alligaticeras ou Properisphinctes, avec des tours internes arrondis et de profondes constrictions.

    L'attribution de certaines formes à l'un ou l'autre sous-genre est parfois délicate et les déterminations qui vont suivre sont encore provisoires ­ sauf indication contraire, quand l'individu étudié correspond étroitement à une forme déjà décrite, ce qui est rare en réalité, ou quand celle-ci a été confirmée ou corrigée par certains spécialistes. Cela est d'autant plus difficile pour Trouville que les lignes de suture ne sont pas toujours visibles, et c'est essentiellement sur ce critère que la distinction peut se faire entre ces deux sous-genres.

    Le genre Arisphinctes passe par ailleurs progressivement au genre Perisphinctes, comme l'exemplaire ci-dessous, qui possède déjà des côtes cunéiformes (on dit aussi en bourrelets).

    Les perisphinctidés - Formes microconques


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