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Encore une espèce que l'on doit à Robert Douvillé,
qui distingua cette forme des Cardioceras cordatum, appellation
générique dans laquelle on rangeait alors la plupart des
Cardioceras. Outre sa position stratigraphique précise, juste
au-dessus de la zone à
Cette espèce est très rare au sommet des argiles de Villers mais abonde dans les marnes à Creniceras renggeri du nord du Jura. Je n'en ai récolté qu'un exemplaire, assez mal conservé. Néanmoins, dans les cartons de la collection Tassigny pour le musée de Villerville (merci à lui de m'avoir autorisé à fouiller dedans), j'en ai reconnu un superbe et venant de Villers-sur-Mer. La photo n'est pas encore prise, sans doute pour le prochain voyage. Il devrait bientôt être exposé maintenant qu'on en parle sur le Web...
Victor
Maire (voir bibliographie)
avait remarqué parmi les nucléus rangés sous le nom
de praecodatum des individus qui avaient la particularité
d'avoir les flancs beaucoup plus plats et parallèles que les Cardioceras
praecordatum, une section plus angulaire, avec un aplatissement de
chaque côté de la carène plutôt qu'un pincement
comme avant, mais qui conservaient une costulation fine et régulère
du Cardioceras praecordatum.
Cette définition, simpliste, avait au moins le mérite
de ne pas laisser d'ambiguïté sur la position évolutive
de ces formes, succédant aux
Néanmoins, sur certains morphotypes macroconques, on peut retrouver
des flancs arrondis, comme l'exemplaire figuré par d'Orbigny ci-contre,
dont l'original est perdu, mais qui a été interprété
à partir d'un exemplaire de Villers-sur-Mer,
sur un nodule. Un exemplaire en tous points semblable se trouve dans une
petite vitrine à l'entrée du musée
de Villerville, étiqueté Cardioceras cordatum
(à l'ancienne). Là aussi, un cliché devrait bientôt
être pris de cet individu pour le présenter ici. La forme
la plus courante de l'oolithe de Villers
est celle que l'on peut voir en haut
Enfin,
comme toujours, une fois le macroconque.reconnu,
il faut pouvoir lui attribuer si possible un microconque.
L'exemplaire figuré ci-dessous provient lui aussi de l'oolithe
de Villers (sans doute de la base au vu de sa conservation), d'éboulis
de la falaise des Vaches-Noires,
et on peut retrouver dessus la costulation vigoureuse et cette section
à tendance pentagonale que l'on avait déjà pu observer
sur les microconques de Quenstedtoceras
praelamberti-lamberti ou sur les formes de Quenstedtoceras
mariae (m) adultes.
Cardioceras bukowskii

.jpeg)
;-) A mon très humble avis (voir la réponse ci-desous),
le plus troublant est la correspondance parfaite avec le type du Cardioceras
cordatum figuré par Alcide d'Orbigny sur les
Les microconques des cardiocératidés annoncent généralement
dans leur ornementation les caractères de l'espèce qui suivra
dans l'évolution de ce
Il y a eu une réponse à ce
« Pour le Cardioceras, c'est bien une forme de la sous-zone
à bukowskii. Ce spécimen ressemble beaucoup à
celui figuré par d'Orbigny et qui vient de Neuvizy (sommet de la
sous-zone à cordatum). Différence
Dont acte. Voilà un critère clair pour distinguer ces deux espèces (ou plutôt ces deux sous-zones), parfois le texte, l'interprétation, est plus clair que l'image.
![]() |
Diamètre : 21 cm
Collection Big DD |
Sous l'appellation excavatum ont été confondus
différents Cardioceras de niveaux différents par les
anciens auteurs. Dans la conception actuelle de cette espèce à
travers les différentes zones et sous-zones, on a retenu le terme
excavatum pour les formes de l'Oxfordien moyen de la zone à
Présent à la base de l'oolithe
ferrugineuse de Trouville et à la base de la seconde séquence,
Les microconques sont très rares, je n'en connais qu'un seul exemplaire dans une collection locale, et j'espère bientôt pouvoir le prendre en photo et le faire monter sur le Net.

Ci-dessus, diamètre : 11,5 cm
Trouville
Collection Big DD